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L’étroite relation entre vie réelle et vie romancée

dimanche 1er février 2015, par Michel Rouvère, Webmaster

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Villa gallo-romaine du "buste d’argent" à Vaison-la-Romaine

[…] En parallèle des aléas éditoriaux de mon premier roman, je m’étais plongé avec délice dans les méandres du Bas Empire romain, navigant entre les vagues successives de barbares qui déferlaient sur la Gaule, et les sursauts d’orgueil de l’appareil impérial.

C’est durant cette période agitée que j’ai découvert l’impact immédiat des événements de ma propre vie sur le destin de mes personnages.

En effet, mon scénario s’est curieusement noirci à mesure que je prenais conscience de la malhonnêteté de mon prétendu éditeur, qui, après avoir encaissé mon argent ne s’intéressait plus du tout à moi. Un rendez-vous, que j’ai provoqué dans le bureau du directeur, a débouché sur une interview à l’antenne locale de France Bleue, mais comme mon livre n’a jamais été en vente dans une seule librairie, il n’y a pas eu de retombées.

La conséquence de ce coup d’épée dans l’eau a conduit mon héroïne à vivre des moments extrêmement difficiles, lorsque les envahisseurs wisigoths ont détruit son monde par surprise (ça défoule !).

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Vestiges du palais royal wisigoth de Toulouse

Bien sûr, un écrivain s’inspire obligatoirement de son expérience, de ce qu’il a vu, entendu, ou lu. Cela, je le savais, mais je n’imaginais pas que la bulle dans laquelle il s’enferme pour écrire était aussi perméable. Cependant, le scénario me plaisant bien tel qu’il était, j’ai continué à intégrer mes personnages dans le contexte violent de cette période de transition entre deux civilisations, sans oublier quand même d’y ajouter des passages plus doux permettant au lecteur de souffler (mes pauvres amis ! je ne voudrais pas vous faire souffrir, quand même !).

Tout en progressant dans mon récit, j’en cherchais désespérément le titre, mais l’inspiration me faisait défaut malgré tous mes efforts. J’en ai essayé de nombreux (mais oui, je vous en épargnerai la liste !), il s’est même longtemps appelé différemment, mais au moment de le publier, le nom s’est imposé de lui-même. Ce serait : « La Rebelle » !

Seulement, comme pour le précédent, la taille de ce nouvel ouvrage imposait de le découper en deux tomes : « Les invasions barbares » et « Le royaume wisigoth ». […]

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